S'engager dans l'économie de la connaissance et rattraper les pays avancés sur les plans du savoir et de l'économie exige d'élargir l'offre éducative et d'en améliorer la qualité à tous ses niveaux. Mais ce noble objectif se heurte souvent à l'obstacle des investissements considérables qu'exigent les projets d'expansion et de généralisation de l'offre éducative, ainsi qu'aux importantes ressources humaines et financières que cela requiert, en particulier dans les pays en développement et en voie de développement. Cette réalité a conduit les universités mondiales et les institutions internationales intéressées par l'éducation, telles que l'université Carnegie, l'institut du Massachusetts, Mellon, Harvard, Berkeley, l'université Keio du Japon, Paris Tech et l'université du Cap-Occidental en Afrique du Sud… ainsi que de nombreux pays dans le monde, à adopter ce que l'on appelle les ressources éducatives libres (Open educational resources).
L'utilisation des ressources éducatives libres contribue au développement des capacités et des compétences arabes, en particulier celles maîtrisant l'usage efficace de la technologie. Leur utilisation figure parmi les recommandations les plus importantes émanant des organisations régionales et internationales ainsi que des institutions et forums spécialisés, en raison de leur rôle essentiel dans la facilitation et la gestion de l'accès au contenu éducatif, le développement des capacités et le soutien à la qualité de l'éducation et de l'apprentissage tout au long de la vie, au service du développement durable et de l'édification d'une société de la connaissance pour tous. Afin d'accompagner ces orientations et de permettre aux enseignants et à tous les utilisateurs du monde arabe, y compris les personnes en situation de handicap, d'accéder aux ressources éducatives libres, de les utiliser, d'en tirer profit et de développer leurs capacités dans ce domaine,