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Idée de l'activité

De nombreuses villes arabes ayant une valeur historique, patrimoniale et architecturale souffrent d'états de dégradation aux causes diverses, et elles manquent pour la plupart des expertises spécialisées pour traiter cette dégradation, ce qui amène certains pays à recourir à des compétences étrangères pour préserver leur patrimoine urbain et architectural et pour élaborer les stratégies à même de sauvegarder leur héritage bâti. Toutefois, ces compétences ne maîtrisent souvent pas les spécificités de la réalité arabe en termes de culture des habitants de ces villes, de leur mode de vie et de leur vision de l'avenir de leurs cités, de sorte que le résultat va à l'encontre des aspirations des gouvernements et de leurs peuples, dans la mesure où elles ne prennent pas en considération la réalité des populations locales ni la spécificité des paysages urbains et leur enracinement dans leur tissu urbain.

La Charte de préservation et de développement du patrimoine urbain dans les pays arabes a mis l'accent, dans son cadre de référence, sur le rôle des ministres arabes du tourisme dans la préservation du patrimoine urbain et architectural arabe pour les générations futures, et sur leur affirmation de la nécessité de le mettre à profit pour réaliser le développement économique, social et culturel. Sur cette base, l'Organisation a été chargée par le Conseil économique et social de la Ligue des États arabes d'élaborer un mécanisme de mise en œuvre de la Charte, à travers la « création de l'Observatoire du patrimoine architectural et urbain arabe dans les pays arabes », qui prévoit notamment la mise en place du registre du patrimoine urbain arabe sous la supervision de l'ALECSO.